HYMNE AU RACING CLUB DE LENS

Aujourd'hui, je tiens à parler de football...
Eh oui...le football vous savez ce sport qui se joue à 11 avec une baballe énorme lol...
Gary Lineker, illustre personnage du football, disait ceci à ce sujet : "le football est un jeu qui se joue à 11 et à la fin duquel l'Allemagne gagne toujours"...
Je dois dire qu'à une période il avait raison, je pense à un certain France/Allemagne de 1982...(j'avais pleuré de désespoir sniff)
J'ai revu ce match il n'y a pas si longtemps et je dois dire que j'en ai encore des frissons dans le dos...
Mais c'est tout autre chose dont je veux vous parler, je tiens à parler d'un club en particulier.
Dans les années 80 et 90, je ne me souçiais guère du football sauf quand les coupes du monde se déroulaient.
J'avais entendu parler dans tous les coins du Pas de Calais d'une fantastique épopée qui me faisait chavirer, d'une équipe dans les tréfonds de classement de "division 2" à la moitié de la saison footballistique. (qu'est ce que je parle bien lol)
Cette équipe avait terminé son parcours en boulet de canon en deuxième partie de saison pour finalement parvenir à arracher une place de barrage pour la "division 1".
Quelle équipe ? eh bien je vous donne la réponse : le Raçing Club de Lens.
Intérieurement, je méditais sur cette exploit en glorifiant leur force de caractère et leur volonté.

Sur ces terres artésiennes, les gens sont humbles et travailleurs, et le RCL les représentent totalement avec tous ses joueurs issus du centre de formation local.
Logiquement, mon père a voulu m'emmener à ce fameux match de barrages contre STRASBOURG.
Et c'est là que tout a commencé, oui, je crois pouvoir le dire.
Je me souviens que du parking, ce stade me paraissait gigantesque.
Les chants qui émanaient de cet antre commençaient déjà à m'enivrer.
Des chants qui vous envoûtent totalement et vous prennent aux tripes en invoquant les couleurs "sang et or" et les valeurs d'une région pourtant en pleine détresse économique.
Autour de moi, beaucoup de gens avaient l'air de se priver du minimum vital pour pouvoir se payer ce billet.

Je me suis laissé dire qu'à cette période, les joueurs du RCL étaient les moins bien payés de la division en émargeant autour des 15000 à 20000 francs.
Le stade était plein à craquer, il me faisait un peu penser à une arène et jouait parfaitement son rôle de "caisse de résonnance".
En face de moi, un type avec une bière à la main se levait régulièrement pour participer à l'engouement populaire.
Puis est venu le moment tant attendu : l'arrivée des joueurs sur la pelouse.
C'est l'instant ou tous les fanions et tout ce qui ressemble de près ou de loin à du rouge et jaune a été brandi.
Mais surtout, et c'est le plus important, l'union sacrée autour de l'équipe est célébrée grâce à "la marseillaise lensoise".
Le match ? je ne m'en souviens plus très bien, fasciné par l'ambiance collective.
Il me revient quelques souvenirs...

Entre autre, le fait que ce combat était particulièrement indéçis et crispant en première mi-temps.
Puis le public redouble de chants pour encourager son équipe à aller de l'avant à 15 minutes de la fin du match.
On l'entend scander "un but ! un but !" et ensuite "poussez ! poussez ! les avants lensois !" avec une telle force et un telle ferveur qu'on remarque que les joueurs Strasbourgeois en sont perturbés.

Les Lensois, survoltés par leur public, exercèrent une pression terrible dans le camp adverse à ce moment là, et les filets Strasbourgeois pouvaient trembler à tous moments.
En effet, les Lensois étaient condamnés à marquer un but pour garder un espoir de monter en "division 1".
A 10 minutes de la fin du match, toute l'assistance se lève et hurle sa soif d'un but.
L'équipe Lensoise est à l'image de son public, elle est valeureuse et semble capable de toutes les folies.
Enfin, la délivrance pour tout un peuple : un coup de poignard dans le dos de l'équipe Strasbourgeoise à quelques minutes de la fin du match.
Les spectateurs Lensois exultent car cette délivrance provient de leur petit protégé : le talentueux Roger BOLI.
Ce petit black propulse la balle au fond des filets Strasbourgeois d'une tête magistrale...( et du haut de son mètre soixante sur un corner si ma mémoire est bonne)
La suite ? une ambiance de feu et un public qui y croit de plus en plus.

Et après ? Les lensois ont se sont maintenus comme vous le savez...

Et aujourd'hui ? l'histoire est en marche mais elle douloureuse car les joueurs engagés ne sont plus "des joueurs du cru" mais des mercenaires.
Les résultats ne sont plus au rendez vous et cette ferveur s'est un peu estompée.
Je l'ai retrouvée pourtant il y'a quelque mois, en assistant au match Calais/Nantes en 1/4 de Finale de la Coupe de France.
Je dois dire que j'étais très impressionné...mais le RCL reste à jamais dans mon coeur.
Une chose attire particulièrement mon attention : la ville de Lens en elle même est peuplée de 39000 habitants environ, et la capacité du Stade Bollaert est de 40000 personnes !

# Posté le mardi 13 juin 2006 18:17

Modifié le jeudi 25 janvier 2007 08:36

Mes oeuvres.

* "Le projet eclipse" : oeuvre littéraire de science fiction.

* "Tourbillon de mon âme" : recueil de poésie comprenant des poèmes thématiques, humoristiques et érotiques.

Le site de vente des oeuvres est ici
Mes oeuvres.

# Posté le mercredi 24 mai 2006 10:53

Modifié le jeudi 10 avril 2008 12:20

EGALITE ET INEGALITES.

EGALITE ET INEGALITES.
Constat : 20% des gens de cette planète disposent de 80% des richesses qu'elle contient.
Ramené à l'échelon national, les chiffres ne varient guère, et on obtient quasiment le même résultat.
Cette équation intangible, les scientifiques les plus chevronnés ont tenté d'en percer les mystères....
Et en sont arrivés au même point, c'est-à-dire que si tous les compteurs étaient remis à zéro, ce sont les mêmes qui rafleraient la mise, dans les mêmes proportions que celles citées précédemment.
Il y'a donc, de manière innée, chez certaines personnes, une faculté à pouvoir prendre les bonnes décisions au bon moment, un opportunisme hyper développé qui à ce niveau là, est proche de la clairvoyance.
Avec ces chiffres et ces thèses, on en arrive presque à trouver un fondement logique aux inégalités, et à les estimer naturelles.
Ce serait quand même aller vite en besogne, car rien ne dit que les 20% en question sont forcément aussi les plus heureux.
En effet, ils auraient beau disposer de tout l'or du monde, rien ne dit que si le bonheur était quantifiable, il se trouverait en quantité importante chez eux.
Mais le caractère inaltérable de cette équation pose quand même certaines questions...
Car cette équation, respectée au pied de la lettre, nous indique que les 80% qui restent, quoi qu'ils fassent, sont condamnés à ne vivre que d'une « portion infime du gâteau ».

Qui sont donc ces individus qui jouissent des 80% ?
En grande majorité, ce sont des passionnés.
Passionnés de travail, d'art, de littérature, de tout ce qui est susceptible de leur apporter quelque chose.
En général, ils sont spécialisés dans un domaine particulier.
Ils ne comptent jamais leurs heures investies dans tous les domaines où ils sont présents.
Ils considèrent devoir faire leurs preuves au travail tout les jours, et se remettent en cause le cas échéant.

Qu'ont-ils comme qualités ?
Des capacités de raisonnement, d'adaptation, et d'anticipation qui frôlent la perfection.
A ces trois données, il faut en ajouter deux qui sont primordiales :
Une volonté hors du commun quand ils ont une idée en tête, et la faculté de pouvoir saisir le moment adéquat pour mettre en œuvre ce projet.

SUN TZU dans « l'art de la guerre » avait bien résumé les qualités d'anticipation : « celui qui excelle à résoudre les problèmes sait les résoudre avant même qu'ils n'arrivent ».
On peut donc raisonnablement penser que le germe des plus gros problèmes sont résolus « par anticipation » par les individus qui sont les plus doués, donc ceux qui représente les fameux 20%.

Ces chiffres et ces observations sont terriblement terre à terre, mais les lois de la nature sont ainsi faites.
Il y'a pourtant des motifs d'espoir pour ceux qui font partie des moins favorisés :
En effet, il est toujours possible aux plus doués d'entre eux d'évoluer.
De plus, il est assez fréquent qu'au sein de ces fameux 20%, certains « soient rétrogradés »...
Les moins matérialistes et les moins ambitieux s'accrocheront à la formule de Alexandre Dumas fils dans la « dame aux camélias » : « n'estime l'argent ni plus ni moins qu'il ne vaut : c'est un bon serviteur, et un mauvais maître »
A méditer.....

# Posté le vendredi 03 mars 2006 09:12

Modifié le lundi 12 juin 2006 09:27

Pensées métaphysiques......et d'actualité.

Pensées métaphysiques......et d'actualité.
Une question lancinante me taraude constamment : ai-je réussi ma vie ?
D'ailleurs qu'est ce que « réussir sa vie » ?
La question ne me parait pas si complexe que cela tant il est possible d'y répondre différemment, quand bien même une vie serait jalonnée de drames.
Pour s'en persuader, il nous suffit de nous remémorer des temps révolus ou nous avons pu glaner une satisfaction personnelle infime, un sourire, ou une main tendue alors qu'on ne l'attendait plus.
Certains prétendent même réussir leur vie en accomplissant le sacrifice de leur vie, je pense notamment à certains religieux.
Même si cela peut nous paraître absurde si nous aimons la vie intensément, je me dis parfois que ces derniers ont finalement effectué un choix sage : en mettant leur seul et unique salut dans la foi, rien ne peut leur arriver puisque ce sera toujours la volonté divine qui l'a décidée...
Malheureusement pour les religions je refuse d'adhérer à ce type de résignation perpétuelle...
Je m'y refuse car j'aime trop la vie, et je préfèrerais une vie de clochard qu'être religieux.
Pour moi la vie ne vaut que pour être vécue à cent pour cent, avec les moyens dont on dispose, et peut importe la manière.
Ma nature rebelle refuse la fatalité, le coup du sort, l'asservissement total, c'est plus fort que moi.
J'ai longtemps cultivée celle-ci au long de mon existence, et elle m'a parfois punie.
C'est sans doute pour cette raison que je suis athée, de manière profonde et irrémédiable, et que pour moi après la mort, c'est le néant.

J'admire vraiment le courage et la force de caractère des religieux de tous bords, qui semblent ne jamais remettre en cause les principes fondamentaux de leur doctrine et s'y plier...
Je n'en serai jamais capable.
Ce qui est étonnant, c'est que ma curiosité et ma soif de réponses à certaines injustices m'ont parfois poussé jusque dans une librairie ésotérique.
En effet, le monde me semble bien figé, lorsqu'on fait partie des rares anti-matérialistes...
Il se résume en 2 verbes conjugués au présent : être et avoir.
Certains objecteraient qu'il est aussi possible « d'avoir été » et « d'avoir eu ».
A ceux là je réponds par l'affirmative, mais ceux qui vivent dans leur grandeur passé de nos jours sont assimilés inévitablement aux « has been », aux « loosers », aux perdants du système.
Parfois, cette conception du monde sans cesse martelée à l'esprit des masses amène le consommateur type à s'engager dans une course qui au quotidien, s'apparente à un marathon du travail et de l'achat.
Les rares anti-matérialistes, comme moi, souhaiteraient retourner aux valeurs simples, celles qui ont fait de l'homme un bienfaiteur de l'humanité, en harmonie avec son environnement.
Car il faudra bien qu'un jour l'homme se rende compte de l'erreur impardonnable qu'il a commise tout d'abord en créant le commerce, puis ensuite (et sous l'impulsion des évolutions technologiques), l'économie de marché.
La bête ainsi créée s'est affranchie de toute domination de l'homme, avant de l'asservir et de devenir son maître.
Dans cette nouvelle conception du monde, tout se vend, tout (ou presque) s'achète, tout se consomme, et les états s'agenouillent et applaudissent à tout rompre aux simples expressions de « croissance économique » , ou « consommation » quand elle se conjuguent avec des signes positifs.
Pour favoriser la consommation ou la reprise économique, peu importe les ravages causés à un écosystème déjà bien fragile, aux organismes humains adonnés à la productivité, aux vies de famille, et aux valeurs humaines.
Bienvenu en revanche à « la flexibilité », « la compétitivité » , à la mobilité géographique (voir même internationale), et bien d'autre termes qui font maintenant partie d'un vocabulaire qui rime souvent avec tristesse et déprime. (sauf pour les privilégiés).
Pour le nouveau capitaliste nous ne sommes donc plus qu'un numéro, modulable et interchangeable à souhait, qu'il faut absolument presser comme un citron au niveau salarial et accoutumer aux gains de productivité pour obtenir un taux de rentabilité optimisé...
Cette nouvelle conception du monde finit par me donner la nausée quand elle ne me fait pas hair la société toute entière.
Ceci étant dit, ces propos pourrait très bien être tenu par certaines leaders de l'ultra gauche, sans que je n'en soit même sympathisant.
Voilà quelques unes de mes pensées du moment, mais si je devais conclure par une phrase, je dirais ceci :
« il n'y a pas de situations qui soient vraiment désespérées, il n'y a que des conséquences qui résultent d'une cascade de mauvais choix »
Autrement dit, je suis un pragmatique forcené, je crois que l'homme se choisit sa propre destinée.
Dans ce domaine, il est à la fois son propre bourreau et son bienfaiteur : ce qu'il fait ou ne fait pas, il en supporte le poids.
Il est d'ailleurs assez surprenant et ironique qu'une décision qui nous semble peu importante puisse parfois peser comme un fardeau toute notre vie.
Certains s'en sont d'ailleurs fait une spécialité, ce sont les « dépressifs » .
Dépressif ou pas, il nous faut quand même admettre quelque chose, dans ce monde ci bas, terriblement et irrémédiablement matérialiste : la volonté est toujours plus forte que l'argent.
Dans la balance sacrée de la vie, c'est elle qui fait toujours la différence.
C'est bien elle qui fait toujours pencher la balance du coté de la justice et rétablit (enfin) l'équilibre.
C'est encore elle qui fait ce que nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire des gagnants ou des perdants.
A cette égard, la nature est implacable : elle chatie durement les faibles, et glorifie les forts.
Dans la vie, je distingue deux catégories de victoires.
Il y'a les victoires sans combat, comparables aux victoires par forfait... et les victoires acquises de haute lutte, qui sont les plus belles.
Dans la première hypothèse, la personne qui s'en prévaut n'a aucun mérite personnel.
Dans la seconde hypothèse, s'il a vaincu les obstacles les plus rudes, et qu'il accueille les honneurs avec modestie, il devient une sorte d'âme supérieure.
Il ne servirait à rien d'essayer de l'influencer dans tel ou tel sens, il gardera son chemin et sera insensible aux bourrasques.
La volonté et la modestie, justement, se retrouve souvent chez les plus grands hommes de notre histoire, elles fondent leur réussite, qui n'est qu'une juste récompense.
Ceci peut se résumer en une phrase, et se trouve sa source dans le fameux adage populaire, « on n'a que ce qu'on mérite ».
Les mots « fatalisme » ou « providence » doivent être bannis des esprits : il sont producteurs d'échec.
Voilà synthétisés, mes grands principes de vie, qui paraissent certes bien hypothétiques, mais qui sont cependant toujours nettement présents dans mon mode de vie.

# Posté le mardi 14 février 2006 18:31

Modifié le samedi 07 juillet 2007 09:39