Chère Elise ...
Que dire depuis tout ce temps...? sinon qu'un grand vide s'est installé dans mon coeur depuis que tu n'es plus là ...
J'ai encore la chance de disposer de ton adresse, le seul lien qui nous unisse encore ...
La nuit dernière, j'ai rêvé des folles nuits que nous avons passées ensemble.
Tu étais de nouveau allongée sur ce fameux lit à baldaquin et tu t'ouvrais à moi...
Il y avait ce désir charnel entre nous, ce besoin viscéral exprimé par nos corps enlacés.
Je m'enhardissais de nouveau en toi, rien n'était plus beau que de te sentir ainsi disposée à l'amour.
Je me souviens du plaisir que me procurait ta façon d'embrasser, de l'odeur salée de ta peau, de la forme de tes seins que je ne me lassais pas de choyer.
Notre envie était si pressante que nous n'avions pas eu le temps de nous dévêtir complètement...
Je portais tes cuisses à mi-hauteur pendant notre forfait, et tu me demandais de faire toujours mieux, portée par cet état d'excitation primitif.
Tes mains devenaient audacieuses et se portaient le long de mes fesses, qu'elles serraient fortement et relâchaient par intermittence.
Ton air de petite fille sage ne faisait qu'acroître mon ardeur,
un sentiment de puissance absolue me traversait au fur et à mesure de nos ébats ...
Tant de soubresauts nous agitaient que nous nageâmes rapidement dans la sueur, ce qui demeurait le cadet de nos soucis.
Rien ne pourrait être comparable Elise, et tu as manifestement laissé tes traces ...
Voilà où j'en suis : me remémorer tout ce que tu as pu m'offrir, des détails aux plus grandes choses.
Car il faut bien que je t'avoue, Elise, ma mémoire n'est plus qu'un champ de toi, un immense domaine sur lequel planent tes rires et tes pleurs.
Depuis ton départ, il me semble que tout ce qui fait tourner ce monde n'a plus grand sens, au point que la vie quotidienne n'a qu'une piètre saveur sans le piment de ta présence.
Bien à toi ...
ton cher amant.
