Article érotique (VIème article).

Article érotique (VIème article).
Le bois aux mille secrets


La pluie battante claquait sur le sol pendant que nous étions tranquillement abrités par les feuilles d'un arbre.
Nous étions tous les deux, assis sur ce banc, au milieu d'une forêt qui devenait de plus en plus lugubre.
Dos à moi, tu avais trouvé refuge entre mes jambes pendant que je t'étreignais.

Il y'avait entre nous cette terrible attirance physique et intellectuelle, cette force quasi-magnétique et irrésistible.
Chaque mot échangé fleurait bon la sensualité, ce terreau fertile sur lequel poussent les désirs...
Je glissais ma main sous ton pull de laine, guidé par tes incitations plus ou moins sous-entendues.
J'effleurais ta poitrine qui ne tarda guère à se gonfler d'orgueil, en commençant par ses cimes.
Le galbe de ces attributs féminins me mit dans un tel état d'excitation que je ne pouvais m'empêcher de rajouter de l'huile sur le feu en t'embrassant dans le cou à de multiples reprises.
Je ne négligeais pas les oreilles, que je mordillais légèrement pour mieux en savourer l'intérieur, juste au dessus du lobe.
Ta tête basculait au gré de ces marées et tu posas ta main derrière mon cou après un regard digne de l'agneau.

J'entrepris d'aller plus loin, ma main droite fut attirée par cette douce fourrure humide que je rêvais de flatter.
Tes gémissements n'en furent que plus fréquents et tu te retournas face à moi, après être arrivée au maximum de ce que tu pouvais endurer.
Ton pull et tes sous vêtements furent remontés jusqu'à hauteur des épaules, car ils m'empêchaient de me repaître de la pointe de tes seins et de ses contours.
Tu décidas d'ouvrir ma braguette...
Fière de tes effets, tu esquissas un sourire coquin avant de t'embarquer dans cette aventure, qui s'annonçait sous les meilleurs auspices.
Nous nous serrâmes très fort pendant l'amour, ce fut un tel déchaînement mutuel qu'on aurait pu le comparer au comportement des bêtes sauvages de cette faune ...
Tes coups de reins répondaient au concert des miens sans jamais faire moins bien, nos baisers étaient si voluptueux qu'ils auraient fait craquer tous les anges.
Délice des sens qui nous porte jusque là, faveur du ciel que d'avoir rencontré une créature si complémentaire de moi...
Les traits de ton visage se relâchaient par saccades, jusqu'à former une image d'icône béate de contemplation.

Nous ne fûmes jamais complètement rassasiés, tant nous avions faim l'un de l'autre.
Cette faim nous tenaillait le ventre depuis déjà fort longtemps.
Dans un ultime coup de reins, tes mains se crispèrent dans ma dense chevelure : la fée liquide venait de nous rappeler à l'ordre...

# Posté le lundi 12 février 2007 07:47

Modifié le samedi 07 juillet 2007 09:39

Outils pour la poésie.

Outils pour la poésie.
Quelques petits conseils pour ceux qui voudraient se mettre à la poésie...et m'imiter tout simplement.
Avant tout, je tiens à préciser qu'ils valent ce qu'ils valent, car je ne suis qu'un poète amateur ...
Pour l'instant, je suis un zonard de la poésie, mais j'en ai quand même rédigé une bonne centaine au total (certains ne figurent pas sur ce blog).
Je crois être meilleur en poésie que dans la rédaction de textes, c'est une évidence car j'ai déjà gagné quelques prix pendant ma scolarité.
Toujours est il que j'ai ma propre technique, et je vous confie ce grand secret (mais chut ! ne le dites à personne).
Actuellement, je termine mon premier recueil de poèmes qui devrait en comporter une quarantaine au total.

1) 1ère étape : trouver le thème

Il s'agit ici de trouver un sujet qui vous inspire particulièrement et/ou qui vous tient à coeur.
Exemple : L'amitié.


2) 2ème étape : La sélection des idées.


Quand vous avez la thématique et qu'elle vous est chère, il est bien sûr plus facile de trouver des idées ...
Je créé systématiquement deux colonnes : une pour les simples mots et l'autre pour les métaphores.
Sur l'amitié, par exemple, les mots qui me viennent immédiatement à l'esprit sont les suivants : sentiment, altérable, poignard, joie, brisée, créée, naître, solitude, amertume, nostalgie, souvenirs etc....
Ne jamais s'inquiéter si les mots vous semblent peu nombreux au départ, ils peuvent venir pendant la rédaction, au hasard d'une rime.

Pour les métaphores, il est nécessaire d'avoir une bonne imagination pour faire un parallèle. (la poésie c'est le rêve éveillé, et sans métaphores il n'y a plus de poésie...)

Voici mes métaphores sur ce thème : idée de poids (que l'on porte réciproquement), cordon ombilical entre deux personnes, fil ténu sur lequel est suspendu un funambule, vase fragile (pourquoi pas en porcelaine).


3) La rédaction

Lorsque je pose la première phrase d'un poème, c'est un défi personnel.
J'ai horreur de commencer et de ne pas terminer ...
Il est assez courant que je me fixe des objectifs personnels à atteindre pour y ajouter un peu plus de difficultés. (ne pas utiliser un mot, un verbe particulier, etc... cela permet de progresser et de ne pas utiliser toujours le même vocabulaire.)
Vous pouvez commencer par une métaphore, un adjectif, un mythe, une légende, n'importe quoi sauf quelque chose de plat...
Ex de "soupe" (sur l'amitié) : l'amitié est magnifique parce qu'elle dépasse tout... (sans commentaires lol)
Pour l'amitié, je commencerais par ceci :
Nous sommes tous funambules sur ce fil si ténu,
Marchant d'un même pas guidé par l'amitié...

J'ai toujours une exigence sur le nombre de mots composant un poème.
Pour moi c'est extrêmement important car le poème doit pouvoir être "chantant".
Ainsi, si vous commencer votre vers par 8 mots, il ne faut pas (enfin pour moi) n'en avoir que 4 sur le vers suivant, sinon il risque de ne pas être agréable à lire...
Je compte aussi les lettres avec apostrophes comme un mot à part entière. (ex : d'habitude, je comptabilise 2 mots)

Un dernier mot sur l'inspiration qui est la muse des poètes.
Pour en avoir, il faut bien sûr du calme et une imagination fertile...
Voilà pour les outils, à vos rimes !

# Posté le vendredi 02 février 2007 13:35

Les objets fuyants non identifiés.

Les objets fuyants non identifiés.
L'autre jour je me demandais pourquoi un objet dont on aurait juré la présence à tel endroit n'y est plus.
Un dicton populaire particulièrement sournois nous fournit un indice : "il est passé par ici, donc il repassera par là".
J'ai essayé, et cela ne marche pas forcément, surtout si vous êtes tout seul à la maison (à moins qu'elle soit hantée).
C'est une grande et vaste question que ces objets qui se perdent comme s'ils s'amusaient à nous fuir dans une autre dimension.
Naturellement, plus l'objet est petit, plus il est difficile à trouver et prend à malin plaisir à se nicher dans les coins.
Alors j'étais là, la bouche béante, à réfléchir à cette opportunité de pouvoir retrouver tout les bidules et les machins qui ont échappé de mon monde un jour ou l'autre, ustensiles et accessoires auxquels je tenais.
En désespoir de cause, j'ai envisagé deux solutions au problème : soit c'est le résultat d'un complot des frères bogdanov, soit je suis touché par alzheimer avant l'age.
J'ai donc commencé à dresser une liste de tous ces objets volatils et fuyants, mais elle a disparue aussi, sûrement effrayée par mes oublis répétés.
Et maintenant.. .Que vais-je faire ... d'après la loi de la gravitation, tout corps posé à un endroit est soumis à une pression atmosphérique telle qu'il ne peut se déplacer tout seul.
Cette théorie étant assez inquiétante, il m'a fallu en trouver une autre.
Heureusement, j'ai travaillé sur ma propre équation, beaucoup plus rassurante celle là, qui résume un peu le travail : Mètres carrés du lieu d'habitation multiplié par la circonférence du gros orteil = au minimum dix fois le parcours pour retrouver le saint graal.
Aujourd'hui, grâce à cette équation appliquée à la lettre, je suis vice champion du monde du 20 km marche, mais comme je ne sais jamais ou je mets mes chaussures de compétition, je cours pieds nus !

Il court dans la maison à la recherche d'un bidule,
Ce machin qui l'obsède et qui était posé là,
Il accuse tout le monde et pourtant il fabule,
Et il continue sa quête jusqu'à Osaka...

# Posté le mercredi 31 janvier 2007 03:58

Modifié le samedi 07 juillet 2007 09:39

Enigme du père fouras ... en poésie.

Enigme du père fouras ... en poésie.
Je suis le vent tourbillonnant des coeurs,
Insaisissable souffle qui anime tous les êtres,
Mes rafales déchaînées peuvent raser sans rancoeurs,
Je distille au passage des instants de bien-être.

On me cherche pour la vie et je suis impalpable,
Prodigieux voltigeur qui subjugue toutes les âmes,
Je suis né d'une fusion de sentiments innombrables,
Attirance réciproque brûlante comme une flamme.

Les angelots me répandent par le biais de leurs flèches,
Lorsqu'elles pleuvent rien ne résiste à leurs pointes acérées,
Peu importe ton armure elles ne trouvent que les brèches,
Pour percer et transmettre sous des regards effarés.

# Posté le dimanche 28 janvier 2007 09:56

Portrait de femme moderne ?

Portrait de femme moderne ?
Elle vit sa vie au jour le jour et trahit fréquemment ses plannings ...
Pour avoir observé de près ce masque de la routine, elle hait profondément toutes formes de servitudes, qui sont autant de contraintes inhérentes à la vie en société...
En femme de son temps, elle se sait l'égale de l'homme, et elle cherche éperdument son équivalent masculin qui saura enfin la comprendre et la faire chavirer.
Pour rien au monde, elle ne lâcherait ce grand héritage de l'égalité entre les sexes qu'est son travail dans lequel elle s'est tellement épanouie qu'elle occupe un poste à hautes responsabilités...
Son job, c'est avant tout la garantie de ne jamais sombrer dans le quotidien qu'a pu vivre sa mère, asservie à son père par la seule force de l'argent.

Ses occasions de connaître l'amour et de tester son charme sont rares...
Les seuls hommes qu'elle a l'opportunité de côtoyer lui renvoient l'image d'êtres sans saveur et d'une lâcheté sans bornes.
Pour casser cette image et aussi par manque de temps, elle a décidé de forcer le destin en poussant la porte d'une agence matrimoniale, où elle espère secrètement trouver son idéal masculin.
Aucunes de ses amies n'est au courant de cette démarche, cela la gênerait profondément qu'elles le sachent, pour la simple et bonne raison qu'elle se sent honteuse de recourir à cet ultime moyen...
Portrait de femme moderne ?

# Posté le mardi 23 janvier 2007 12:09

Modifié le mardi 23 janvier 2007 14:16