La pluie battante claquait sur le sol pendant que nous étions tranquillement abrités par les feuilles d'un arbre.
Nous étions tous les deux, assis sur ce banc, au milieu d'une forêt qui devenait de plus en plus lugubre.
Dos à moi, tu avais trouvé refuge entre mes jambes pendant que je t'étreignais.
Il y'avait entre nous cette terrible attirance physique et intellectuelle, cette force quasi-magnétique et irrésistible.
Chaque mot échangé fleurait bon la sensualité, ce terreau fertile sur lequel poussent les désirs...
Je glissais ma main sous ton pull de laine, guidé par tes incitations plus ou moins sous-entendues.
J'effleurais ta poitrine qui ne tarda guère à se gonfler d'orgueil, en commençant par ses cimes.
Le galbe de ces attributs féminins me mit dans un tel état d'excitation que je ne pouvais m'empêcher de rajouter de l'huile sur le feu en t'embrassant dans le cou à de multiples reprises.
Je ne négligeais pas les oreilles, que je mordillais légèrement pour mieux en savourer l'intérieur, juste au dessus du lobe.
Ta tête basculait au gré de ces marées et tu posas ta main derrière mon cou après un regard digne de l'agneau.
J'entrepris d'aller plus loin, ma main droite fut attirée par cette douce fourrure humide que je rêvais de flatter.
Tes gémissements n'en furent que plus fréquents et tu te retournas face à moi, après être arrivée au maximum de ce que tu pouvais endurer.
Ton pull et tes sous vêtements furent remontés jusqu'à hauteur des épaules, car ils m'empêchaient de me repaître de la pointe de tes seins et de ses contours.
Tu décidas d'ouvrir ma braguette...
Fière de tes effets, tu esquissas un sourire coquin avant de t'embarquer dans cette aventure, qui s'annonçait sous les meilleurs auspices.
Nous nous serrâmes très fort pendant l'amour, ce fut un tel déchaînement mutuel qu'on aurait pu le comparer au comportement des bêtes sauvages de cette faune ...
Tes coups de reins répondaient au concert des miens sans jamais faire moins bien, nos baisers étaient si voluptueux qu'ils auraient fait craquer tous les anges.
Délice des sens qui nous porte jusque là, faveur du ciel que d'avoir rencontré une créature si complémentaire de moi...
Les traits de ton visage se relâchaient par saccades, jusqu'à former une image d'icône béate de contemplation.
Nous ne fûmes jamais complètement rassasiés, tant nous avions faim l'un de l'autre.
Cette faim nous tenaillait le ventre depuis déjà fort longtemps.
Dans un ultime coup de reins, tes mains se crispèrent dans ma dense chevelure : la fée liquide venait de nous rappeler à l'ordre...


