Vision des mots...et objectif du moment...

Vision des mots...et objectif du moment...
On me parle souvent de mes mots...
Pour moi, ils ne sont que les notes d'une partition : la phrase.
Les mots sont comme les instruments de musique, il suffit tout d'abord de bien savoir les accorder, puis de suivre ce chef d'orchestre qu'est l'inspiration...
Voyons voir...Récapitulons ce qu'il me faut :
Des notes et donc des mots pour rédiger la partition.
De bons instruments de musique, pour jouer parfaitement cette "mélodie de la phrase".
Et enfin, un chef d'orchestre digne de ce nom qui saura tirer le meilleur parti de cet ensemble.

J'aurais beau disposer de la plus envoûtante des mélodies, des instruments de musique les plus performants, du meilleur chef d'orchestre qui soit, je ne serais jamais à l'abri de "la fausse note" qui perturbe l'harmonie de la symphonie. (fautes d'orthographe, de conjuguaisons, lapalissades, etc...)

Souvent, j'aimerais beaucoup enflammer mes mots au bourbon comme le faisait Jerry Lee LEWIS avec son piano.
Les mots seraient ainsi de véritables feux follets et je les manierais comme un jongleur pour faire un spectacle haut en couleurs.
Ce serait un véritable feu d'artifice, et vous seriez aux premières loges...

# Posté le vendredi 17 novembre 2006 15:26

JOURNAL D'INFORMATION

JOURNAL D'INFORMATION
Avé oh citoyens, voici mon journal d'information....

* Actualité internationale

---> Proche Orient : les turcs viennent d'envahir l'Irak par le Nord Ouest et sa partie Kurde.
Les américains vont profiter de l'aubaine pour leur laisser le pays "tel qu'il l'ont trouvé" (dixit la maison blanche).

---> Israël : Grève dans la bande de GAZA.
Les émeutiers palestiniens ont décider d'arrêter de jeter des pierres sur les troupes israéliennes, ils utilisent aujourd'hui des cotillons et des confettis.
Les israélïens ripostent en utilsant chapeau pointu et serpentins.
A l'heure ou je vous parle, les "turlutus" font encore rage.

---> Oussama Ben Laden a annoncé son intention de déposer plainte contre les z'tats Unis pour harcilement.
Il préfère aujourd'hui vivre en paix pour exploiter un garage de mobylettes, et, pourquoi pas, se faire une place à Hollywood.
Un producteur lui aurait déjà proposé de tourner une autre version de la petite maison dans la prairie (la p'tite maison dans la syrie).



* Faits d'hiver

---> On le savait, l'humoriste DIEUDONNE s'était échappé de son centre de traitement il y'a quelques jours et avait été retrouvé en pleine crise de somnambulisme aïgue au sein d'une fête du F.N.
Malheureusement, il s'est de nouveau échappé, et aux dernières nouvelles, il aurait été aperçu rodant autour de la tombe de Mussolini.

---> Banlieues :
Un journaliste est mort carbonisé après l'incendie volontaire d'un bus par des jeunes.
Sa rédaction lui avait demandé un reportage au coeur de l'action.



* Santé

---> Des chercheurs ont isolé le gène de l'infidélité.
Il s'agit du chromosome "X", appelé communément chromosome de l'entrejambe.



* Sports

---> Rugby : le XV de France va mieux - Bernard Laporte, son sélectionneur, a été viré depuis la raclée reçue par les alls blacks samedi soir - son successeur n'est autre que Panoramix. - Voici la composition de l'équipe pour le deuxième test match face aux all blacks : Astérix - Obélix - Zidane - Marie José Pérec - Gérard Majax - Assurancetourix - le reste de l'équipe est complété par des membres du cirque GRUSS.
A noter l'apparition d'un nouveau sponsor maillot pour l'équipe de France : PIF GADGET.

---> Football : La France affronte la graisse ce soir en match amical, pas la peine de faire de l'huile.


* Politique

- La course à la présidentielle commence par un tête à queue : les candidats sont accusés de dérapages en pratiquant des positions pour le moins "olé olé" avec l'opinion publique.



Et enfin nous retrouvons Jean Pierre FONDSPERDUS à la Bourse de Paris pour un point sur les marchés financiers.

- Jean Pierre, c'est à vous....Jean Pierre c'est à vous !!?!!???... (en bruit de fond on peut entendre la danse des canards chantée à tue tête)...Jean Pierre !
- Hips....Oui Bernard, ici c'est l'euphorie que dis-je c'est un pied phénoménal, comme vous pouvez le constater, hips... nous avons tombé les cravates et nous buvons au goulot.
- Certes Jean Pierre...certes, mais d'où nous vient cette humeur ?
- Eh bien, à l'origine, une excellente nouvelle qui est tombée ce matin vers 09h00 : les entreprises françaises ont licencié près de 10000 personnes le mois dernier, ce qui va augmenter les profits pour les entreprises.
- Magnifique ! quelle bonne idée d'augmenter les profits des entreprises !
- Tu l'as dis bouffy, on va enfin pouvoir reprendre les douches au caviar.
- Euh...Jean Pierre... nous sommes à l'antenne là....
- Ah oui hips...j'avais oublié...Ici Jean Pierre FONSPERDUS pour la Bourse de Paris hips.... le KWACK 40 franchi en ce moment la barre des 4000 points, et ce délicieux nectar nous fait franchir le seuil d'alcoolémie... à vous Paris, à vous Bernard.

Merci Jean Pierre... Il est temps de remercier nos auditeurs...

# Posté le mercredi 15 novembre 2006 08:40

Modifié le samedi 07 juillet 2007 09:39

Itinéraire d'un tueur à gage (II)

Au delà de cette nuée de voitures qui vont et viennent dans un ballet incessant et bruyant, Flavio a remarqué la présence d'un Hôtel de style colonial qui est situé quasiment en face du building.
Par un heureux hasard, une véritable haie d'honneur de véhicules s'est constituée quelques mètre plus loin, aux abords d'un passage piéton.
Saisissant l'occasion, Flavio se mêle à cette horde de passants pour rejoindre l'autre versant du boulevard.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'Hôtel "El pais" montre une mine des mauvais jours avec ses meubles rustiques vieillots et ses murs décrépis.
Ce vieux bougre qu'est le réceptionniste le dévisage d'un air étrange, mais il ne cherche pas à en savoir plus sur lui en ces temps de disette pour l'établissement hôtelier.
Une chambre de bonne du 10ème étage est donc rapidement louée pour une heure, "durée de séjour" assez courante dans ce pays en raison du développement de la prostitution.

Notre homme de main embarque dans l'ascensceur qui doit le mener au 10ème étage, trajet pendant lequel il pourra entendre les tremblements réguliers et inquiétants provenant de la carcasse métallique.

Au final, sa chambre est bien à l'image de ce que l'Hôtel a pu offrir jusqu'à présent : la moquette est dans un état lamentable, les tapisseries se décollent des murs, et enfin la couche du lit repousserait le gamin le plus sale de toutes les favellas.


Immédiatement, Flavio déballe les quatre éléments de son UZI 730 sur le lit, puis assemble ces pièces une à une avec une facilité déconcertante.
"La gâchette" ouvre ensuite la fenêtre, dispose une boîte de cartouche de 12 mm sur le rebord de celle-ci et fait de même pour la photo de sa cible, Pancho.

Tout ce qu'il connait de de Pancho se résume à cette photo et le fait qu'il soit considéré comme un personnage politique important.
A présent, Flavio s'installe devant la fenêtre et prend possession de son fusil à lunette.

Dernières mesures, derniers réglages : chambrer la cartouche, rabattre le levier d'armement, régler la précision de la visée grâce à une molette.

Le jeu du chat et de la souris peut ainsi débuter, que la fête commence...

La joue collée à la crosse de son arme et le canon en appui sur la grille en fer forgé de la devanture, Flavio balaye de la lunette de son fusil les entrées et sorties du building.
Le doigt est positionné sur la détente de façon à être prêt à faire feu.
La pression monte et il ne peut s'empêcher de serrer entre ses dents la chaîne de ce frère perdu...

Soudain, trois colosses vêtus d'un costume noir sortent de l'établissement, ils sont suivis de suite par un homme de forte corpulence portant un tee shirt noir et un short gris.

Flavio reconnait de suite Pancho.
Pour mieux réussir sa mission, Flavio a pris l'habitude de se parler à lui même : "se concentrer...rester calme...ajuster la tête dans l'organe de visée...s'obliger à penser qu'il est responsable de la mort de mon frère....et ... et.... tirer.".
La détente pressée, le coup part dans un bruit de pétard mouillé qui s'évapore dans la mégapole.

Mais notre homme de main n'atteindra pas son objectif cette fois ci, et pour cause : un des colosses du service de sécurité de Pancho vient de le projeter au sol quelques secondes avant l'impact pour lui éviter une mort certaine.
Peu avant de faire ce geste, ce gorille était au téléphone, ce qui laisse présumer que Flavio a été repéré.

Cette pensée n'effleure même pas Flavio qui recharge son UZI 730, à la recherche d'une autre opportunité de faire mouche.
C'est alors qu'une sensation de brulûre intense au niveau du front l'interpelle...
Il n'a que le temps de constater que du sang coule à grand flot le long de son oeil gauche et il s'écroule sur le flanc, ce trou de quelques centimètres sur le front l'ayant fait choir comme un pantin désarticulé.


Le bourreau de Flavio se prénomme Ricardo, il a 27 ans et travaille depuis 8 ans pour le service de sécurité de Pancho.
C'est lui, et lui seul, qui a permis de préserver la vie de son employeur en avisant à temps l'escorte au sol.
Ceci est un véritable paradoxe, car dans un passé pas si lointain que cela, Ricardo était...tueur à gage comme sa victime du jour.
Du haut de son building, Ricardo prévient l'équipe d'escorte au sol que le danger a été écarté.

Quand son regard se porte pour la dernière fois en direction de l'Hôtel, Ricardo se signe, puis il ajoute intérieurement : "Paix à son âme".
"Paix à son âme", oui...et que Dieu ait pitié de celles qui sont responsables de ce commerce de la vie.

# Posté le jeudi 02 novembre 2006 06:17

Modifié le jeudi 22 mars 2007 10:44

Poème érotique...(III)

Poème érotique...(III)
Voici mon dernier poème érotique, fruit de pensées polissonnes...

Vaincue par toutes les armes tu désires te livrer,
et tu flattes mon torse par ta bouche et tes mains,
Tes deux seins qui s'agitent me rendent fou à lier,
J'embrasserai ces volcans pour prouver mon entrain.

Tu redresses ton buste chevauchant mon envie,
Du plaisir au détour de chacun de tes mouvements,
Je contemple ton visage figé dans ce paradis,
Où bonheur et extase sont les cris de ralliement.

Parfois tu redescends afin de me provoquer,
Je me délecte de ta peau et deviens un vampire,
Mes morsures sont profondes car tu m'as assoiffé,
Assoiffé de ton corps pour ton plus grand plaisir.

A.D

# Posté le jeudi 02 novembre 2006 05:38

Modifié le samedi 07 juillet 2007 09:39

Itinéraire d'un tueur à gage (I)

Ils s'invitent aux secondes les plus importantes de la vie d'un homme...
Anges de la mort, ils se sont habitués à la provoquer volontairement, à tel point qu'on se demande s'ils ont encore des sentiments...
Selon la loi de leur marché, toute vie est négociable en monnaie sonnante et trébuchante, et ce prix est souvent fixé en fonction de la notoriété de leur future victime...

Mais qui sont donc ces Arsènes Lupin du crime, qui tuent et disparaissent sans laisser de traces ?
Où vivent ces êtres à part que sont les tueurs à gage, et surtout comment vivent ils ?

Je commence ici la première partie de "l'itinéraire d'un tueur à gage", texte de ma propre composition, qui j'espère vous plaira...


Nous sommes au brésil, plus précisément à Rio de Janeiro.
Loin des clichés alléchants des catalogues touristiques, c'est un tout autre visage qu'offre la ville à ses habitants.
Cette ville et en effet une véritable cour des miracles, où tout s'achète et tout se vend pour quelques dollars.
Ici, n'importe qui peut faire appel à un tueur à gage, et ce moyennant l'équivalent de dix de nos Euros.

Flavio est l'un de ces travailleurs de l'ombre qui se proposent d'écourter la vie d'un homme pour de l'argent.
Du bidonville d'où il est originaire, on le surnomme "la gâchette" en référence à son palmarès, car à 17 ans, ce jeune homme au visage anguleux affiche pas loin d'une vingtaine de "contrats" à son compteur, tous exécutés avec brio.

Pour se faire une place dans le milieu de la pègre locale, "la gâchette" a commencé très jeune à rendre de menus services à des caïds du coin en compagnie de son frère jumeau.
Puis, ce fut le déclic...
A l'age de 12 ans, ce seul frère se fit massacrer devant ses yeux par les escadrons de la mort, ces milices qui hantent les favellas et dont le but est de chasser les gamins des rues.

Ainsi s'éteignait son seul lien familial, ainsi naissait en lui cette haine farouche de l'homme en tant qu'individu.
S'il est monté dans la hiérarchie des hommes de main pour atteindre ce rôle si apprécié de liquidateur, c'est en grande partie grâce au désespoir causé par la mort de son frère.

Pour lui rendre hommage et ne jamais l'oublier, Flavio arbore avec arrogance ce pendentif en forme de croix chrétienne autour du cou.

En cette fin d'après midi où l'air devient à peine respirable dans cette mégapole, il ballade son tee shirt gris de poussière et son jean délavé dans ce chic boulevard du centre ville de Rio.
Son outil de travail a été négligemment entassé dans cet étui de raquette de tennis qui lui frotte le dos à chacun de ses pas.

Sa prochaine cible doit sortir d'ici une heure de ce building noirci par par la pollution, et à voir la clientèle qui en sort et l'accompte qu'il a reçu pour ce contrat, elle sera sûrement accompagnée de quelques gardes du corps...

Qu'importe ce dernier inconvénient puisque le jeu en vaut bien la chandelle, et Flavio a déjà repéré l'endroit idéal d'où il pourra décocher ses flèches mortelles.


à suivre prochainement ..."l'exécution du contrat".

NB : Ceci est un essai littéraire..qu'en pensez vous...exprimez vous !

# Posté le jeudi 26 octobre 2006 00:47

Modifié le vendredi 27 octobre 2006 07:42